OpenAI savait : les documents internes qui prouvent que ChatGPT aspirait des contenus protégés sans autorisation
Des messages internes révèlent qu'OpenAI et Microsoft connaissaient parfaitement le problème : ChatGPT a été entraîné sur des millions d'articles de presse protégés, collectés sans demander l'autorisation. Un dirigeant de Microsoft a même qualifié la situation de « vol d'une ampleur sans précédent ». Ces documents, versés au dossier d'un procès intenté par le New York Times, montrent que les équipes savaient exactement ce qu'elles faisaient.
L'administration Trump a récemment soutenu OpenAI en affirmant que l'entraînement d'IA sur des contenus protégés relevait de l'usage équitable. Mais les documents internes montrent que les entreprises elles-mêmes doutaient de cet argument. Cette affaire illustre un problème plus large : les géants de l'IA construisent leur empire sur le dos de créateurs de contenus qu'ils privent ensuite de visibilité et de revenus.
Lunettes connectées : le parquet de Paris ouvre une enquête pour harcèlement sexuel
Des hommes utilisent des lunettes équipées de caméras pour filmer des femmes dans la rue, puis publient les vidéos en ligne. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pénale alors que la CNIL reçoit de plus en plus de plaintes. Les plaignantes n'avaient aucune idée qu'elles étaient filmées, et encore moins que leur image allait circuler sur internet.
Google reçoit une amende de 403 millions d'euros pour avoir traqué nos déplacements
Le régulateur irlandais sanctionne Google pour avoir collecté des données de localisation sans cadre légal clair entre 2018 et 2020. L'autorité irlandaise de protection des données (DPC) a conclu que Google avait collecté et utilisé nos données de localisation sans respecter les règles européennes du RGPD. L'affaire démarre en 2018, quand huit associations de défense des consommateurs européens déposent plainte. Six ans plus tard, la décision tombe.
AI Doomers : ces chercheurs qui prédisent l'apocalypse par l'IA
Le 8 septembre 2026, Jacob Coxon, chercheur qui a travaillé pour OpenAI puis Anthropic, a démissionné publiquement. Il reproche à ses anciens employeurs de lancer une course vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même, sans garde-fou suffisant. Derrière cette démission fracassante se cache un mouvement plus large : les « AI Doomers », ces chercheurs, théoriciens et ingénieurs convaincus que l'IA pourrait causer l'extinction de l'humanité.
Ce qu'il faut retenir : la technologie évolue plus vite que notre capacité à en mesurer les conséquences. Les régulateurs rattrapent progressivement leur retard, mais c'est à vous de rester vigilant au quotidien. Interrogez-vous sur ce que vous déléguez à l'IA, sur les données que vous partagez, sur les appareils que vous portez. Restez curieux, informez-vous, et surtout : ne laissez jamais un outil pratique vous faire oublier ce qu'il peut enregistrer sur vous.