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Google poursuivi pour avoir utilisé des millions de livres sans autorisation pour Gemini

Plusieurs maisons d'édition dont Hachette attaquent Google en justice : le géant aurait utilisé des millions d'ouvrages protégés pour entraîner son IA Gemini, sans jamais demander l'autorisation aux auteurs.

Sources utilisées :

Imaginez que quelqu'un copie secrètement des milliers de livres dans une bibliothèque, les scanne, puis utilise tout ce contenu pour créer un robot capable d'écrire à la place des auteurs originaux. C'est exactement ce que reprochent plusieurs grandes maisons d'édition à Google : avoir utilisé des millions d'ouvrages protégés issus de Google Books pour entraîner Gemini, son intelligence artificielle, sans jamais demander l'autorisation.

La plainte, déposée en juillet 2026 à New York par Hachette, Cengage Learning, Elsevier et l'écrivain Scott Turow, dénonce une situation inédite : "l'ampleur et la vitesse avec lesquelles Gemini peut créer des livres et concurrencer les auteurs humains sont sans précédent". En d'autres termes, l'IA pourrait désormais remplacer ceux-là mêmes dont elle a pompé le travail.

Google Books et Gemini : un détournement d'usage

Pour comprendre l'affaire, revenons sur Google Books. Ce service, lancé il y a des années, permettait de numériser des livres pour en proposer des extraits en ligne. Un usage limité et accepté par certains éditeurs dans un cadre précis. Mais selon les plaignants, Google aurait détourné ces contenus vers un tout autre usage : alimenter son intelligence artificielle générative.

Résultat : Gemini peut aujourd'hui produire des textes, résumer des ouvrages, voire imiter le style d'auteurs spécifiques. La plainte va même plus loin en accusant l'IA d'adapter ses réponses pour reproduire précisément les choix créatifs de certains écrivains. Autrement dit, l'IA ne se contente pas de régurgiter des informations, elle copie la manière d'écrire.

Bon à savoir

  • Cette affaire n'est pas isolée : les mêmes plaignants ont attaqué Meta en mai 2026 pour des motifs similaires. Anthropic, une autre entreprise d'IA, a accepté de verser 1,5 milliard de dollars en septembre 2025 pour clore un litige comparable
  • Le cadre juridique reste flou : un juge a estimé dans l'affaire Anthropic que le simple fait d'alimenter une IA avec des œuvres protégées ne constituait pas forcément une infraction. La nuance est importante et pourrait influencer l'issue du procès contre Google
  • Les contenus générés par l'IA concurrencent désormais directement les auteurs : si Gemini peut produire un résumé, un texte ou même un livre entier "à la manière de", pourquoi acheter l'original ?

Mon conseil

Ces intelligences artificielles génératives comme Gemini ou ChatGPT sont rapides, pratiques et impressionnantes. Mais cette affaire nous rappelle une réalité inconfortable : ces outils se nourrissent de contenus créés par des humains, souvent sans leur consentement ni rémunération !

Quelques réflexes à adopter :

  • Privilégiez les sources originales : si vous cherchez une information, un résumé de livre ou une recommandation, allez d'abord voir l'auteur, l'éditeur, la critique. L'IA peut dépanner, mais elle ne remplace pas la source
  • Questionnez ce que l'IA vous propose : d'où viennent ces informations ? Qui les a écrites à l'origine ? L'IA ne crée rien, elle recycle
  • Soutenez les créateurs : acheter un livre, citer un auteur, partager un article original, c'est aussi une forme d'hygiène numérique. On oublie trop souvent que derrière chaque texte, il y a un travail humain
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