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Google apprend à ses robots à marcher et agir seuls

Google DeepMind vient de franchir un cap : ses robots humanoïdes peuvent désormais marcher, s'accroupir et manipuler des objets en totale autonomie. Une prouesse technique qui soulève des questions de sécurité inédites.

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Google vient de dévoiler Gemini Robotics 2, une intelligence artificielle capable de piloter un robot humanoïde sur l'ensemble de son corps. Concrètement, la machine peut marcher vers une table, saisir un arrosoir, s'accroupir et le déposer sur une étagère. Elle peut aussi visser une ampoule ou nouer un sac-poubelle. Mais avec cette nouvelle autonomie nouvelle, je me pose une question que je trouve essentielle : qui contrôle réellement ces machines, et comment s'assurer qu'elles ne feront jamais ce qu'on ne veut pas qu'elles fassent ?

Jusqu'ici, les robots assistés par IA se contentaient de mouvements du haut du corps ou nécessitaient une connexion Internet permanente. Avec Gemini Robotics 2, Google franchit un cap : le système fonctionne entièrement hors ligne et peut s'adapter à une nouvelle « morphologie » robotique en quelques heures, avec moins de 200 exemples d'apprentissage. Autrement dit, la technologie devient portable et transposable d'un modèle à l'autre.

Pourquoi cette technologie attire autant d'acteurs ?

Les robots humanoïdes autonomes sont devenus un enjeu industriel majeur. Tesla avec son robot Optimus, Figure AI avec Helix 02, et maintenant Google avec son partenariat sur l'humanoïde Apollo d'Apptronik : tous cherchent à créer des machines capables d'évoluer dans nos environnements sans supervision humaine constante.

L'objectif affiché est d'assister les humains dans des tâches répétitives, dangereuses ou physiquement exigeantes. Entrepôts, usines, services à la personne, bref les débouchés sont immenses. Mais cette course à l'autonomie s'accompagne d'un risque préoccupant : plus un système est autonome, plus il devient difficile de prévoir ou contrôler ce qu'il fera dans une situation imprévue.

Le problème de la sécurité dans les machines autonomes

Google DeepMind a bien conscience du défi. L'entreprise a développé ASIMOV-Agentic, un système de test destiné à vérifier que le robot peut refuser une commande dangereuse, reconnaître une tâche impossible ou demander l'intervention d'un humain. Le robot peut aussi s'arrêter automatiquement si une personne s'approche trop près.

C'est une bonne chose sur le papier. Mais ces garanties reposent sur des scénarios anticipés et testés en laboratoire. Dans le monde réel, les situations sont infiniment plus variées. Que se passe-t-il si le robot reçoit une instruction ambiguë ? S'il interprète mal une scène visuelle ou encore si son système de détection de proximité dysfonctionne ?

Le risque du piratage et de la manipulation

Un autre angle m'inquiète davantage : la cybersécurité de ces machines. Un robot capable d'agir physiquement dans un environnement humain devient une cible privilégiée pour des attaquants. Si quelqu'un parvient à compromettre le système, les conséquences ne sont plus virtuelles : elles deviennent physiques.

Imaginez un robot domestique piraté qui reçoit l'ordre d'ouvrir une porte, de manipuler un objet dangereux ou simplement de filmer en continu ce qui se passe chez vous.

 

Personnellement, je comprends pas cet effet de mode autour du robot domestique. On a déjà assez d'objets connectés dans nos maisons, on a pas besoin d'ajouter un robot humanoïde pour nous espionner 24h/24.
Quoi qu'il en soit, j'espere qu'ils n'arriveront jamais jusque dans nos maisons, en tout cas ils n'ont pas leur place dans la mienne !

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