Un abonnement Claude piraté pour alimenter un trafic parallèle
Un utilisateur de Claude, l'assistant IA d'Anthropic, a découvert fin août que son compte alimentait un marché parallèle. Ses identifiants avaient été volés via un infostealer caché dans un jeu vidéo piraté. Pendant plusieurs jours, des inconnus ont exploité son abonnement payant comme si c'était le leur, profitant gratuitement de son quota d'utilisation. Anthropic a détecté l'activité frauduleuse, déconnecté le compte et supprimé le moyen de paiement pour stopper l'exploitation.
Des caractères invisibles pour échapper aux filtres anti-spam
Entre février et mai 2026, une campagne de phishing massive a généré jusqu'à 2,37 millions d'emails par jour sans être détectée par les filtres traditionnels. La technique utilisée reposait sur l'insertion de caractères Unicode invisibles au milieu de mots sensibles comme "funding" ou "loan". Ces caractères, issus d'un bloc appelé Unicode Tags, ne s'affichent jamais à l'écran mais suffisent à fragmenter techniquement le mot pour les systèmes de détection qui recherchent des termes entiers.
Les deepfakes trompent désormais les contrôles d'identité
Une attaque sur cinq contre les systèmes de reconnaissance faciale utilise désormais des deepfakes, des vidéos générées par intelligence artificielle. Les cybercriminels les emploient pour contourner les vérifications d'identité des banques en ligne et autres services numériques qui imposent des "preuves de vie" lors de l'ouverture de compte. Ce qui était hier une technologie complexe est devenu accessible à n'importe qui pour quelques euros par mois.
La facture électronique obligatoire, nouveau terrain de jeu pour les escrocs
Depuis septembre 2026, toutes les entreprises françaises doivent être capables de recevoir des factures au format électronique. Les grandes structures et ETI doivent aussi en émettre depuis cette date, les TPE et PME suivront en septembre 2027. Cette transformation réglementaire vise à automatiser les échanges commerciaux et améliorer la traçabilité (ou la surveillance de masse), mais elle crée aussi une période d'apprentissage dont les cybercriminels profitent déjà.
500 000 dossiers médicaux volés : l'hôpital condamné à 500 000 € d'amende
Pendant cinq jours en juin et juillet 2025, un cybercriminel a pu circuler librement dans le dossier patient informatisé de l'Hôpital privé de la Loire à Saint-Étienne. 524 867 dossiers médicaux ont été aspirés, incluant état civil complet, numéro de sécurité sociale, coordonnées et 46 185 copies de cartes d'identité. Le pirate s'est connecté simplement avec les identifiants d'un médecin libéral, sans double authentification ni VPN, et a extrait en moyenne 73 fiches par minute pendant cinq jours sans qu'aucune alarme ne se déclenche.