70% des adolescents qui cherchent l'actualité sur les réseaux sociaux, soit 28%, se tournent vers TikTok, et ce chiffre s'élève à quatre sur cinq chez les 16-18 ans, selon un sondage de l'association e-Enfance/3018 publié en mars 2026. Mais à force d'être exposés à des fausses informations, quatre jeunes sur cinq ne savent plus à qui faire confiance.
Ce phénomène révèle que nos adolescents évoluent dans un environnement numérique où les repères traditionnels de fiabilité se sont effondrés. Et ça nous concerne tous, parents comme éducateurs.
Quand ils recherchent activement de l'information, les médias classiques sont en tête avec 40%, devant les réseaux sociaux à 38%. Mais un chiffre nouveau fait son apparition : 32% se tournent vers l'intelligence artificielle conversationnelle comme ChatGPT.
Une désinformation massive et une confiance paradoxale dans l'IA
Bonne nouvelle : trois jeunes sur quatre déclarent repérer régulièrement des contenus mensongers. Les adolescents ne sont pas dupes, contrairement à ce qu'on entend parfois.
Mauvaise nouvelle : cette surexposition aux fausses informations a un effet pervers car quatre sur cinq ne savent plus à qui faire confiance.
L'IA, nouvelle autorité de confiance... à tort
Et c'est là qu'intervient le paradoxe le plus inquiétant : 56% des adolescents font confiance aux informations fournies par des IA génératives comme ChatGPT. Plus fort encore : 40% remettent rarement, voire jamais, en cause une information produite par une IA.
L'IA donne l'impression d'être neutre, objective, dépourvue d'agenda. Sauf que ces outils peuvent produire des informations fausses avec aplomb, inventer des sources, ou simplement répéter des biais présents dans leurs données d'entraînement. L'IA ne vérifie pas : elle génère du texte statistiquement plausible.